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dimanche 20 août 2017

Le Donjon de Naheulbeuk - L'orbe de Xaraz (John Lang)




Alors qu’ils sont poursuivis, un membre des Fiers de Hâche meurt malencontreusement. Mais il reste un espoir... à Waldorg. Et en attendant la résurrection de leur ami, la troupe traîne dans une taverne où une étrange femme les accoste. Elle leur propose une quête alors qu’ils étaient sur le point de voter la dissolution du groupe.
Ils acceptent une ultime mission.
Mais bien entendu, rien ne se passe comme prévu. Sinon, ça ne serait pas Naheulbeuk.

Pour arriver à cette partie où l’un des personnages claque, ce qui déclenche toute l’histoire, il faut se taper 200 pages sur les 430 à peine. Autant dire que la première partie du livre n’est que du remplissage plus ou moins intéressant et soporifique.

Pour le plus intéressant... Zangdar qui cherche un moyen de mieux maîtriser ces sortilèges et qui aura une répercussion sur l’histoire à venir.
L’humour est encore une fois omniprésent. Il reste ponctuel et c’est ce qui m’aura permis de tenir la rampe sur ces 200 pages où je ne voyais aucun intérêt, surtout lorsqu’il s’agissait de répéter ce qui avait été dit dans les précédents volumes.
À plusieurs reprises, l’auteur ira jusqu’à faire des références non dissimulées à Astérix ou encore Retour vers le Futur, tout pour le fun.

Pour le reste, ça tourne en rond. Rien de bien nouveau sauf si on prend plaisir à voir cette bande de bras cassés passer son temps à se chamailler. Mais on n’apprend rien, ni sur les héros ni sur l’univers, ça stagne.

Arrivé à cette partie décrite sur la quatrième de couverture, tout s’emballe enfin. Il n’y a pas de suspense, juste des petites choses dont on se doute et qui font tout l’humour de cette histoire. Sur la dernière moitié du livre, il n’y a pas de temps mort. Ça court partout, ça tape, ça cogne, ça fait n’importe quoi jusqu’à devenir haletant, voire épique. Le rythme de lecture s’emballe, on ne parvient pas à décrocher.

Malgré cela, je n’oublie pas cette première partie qui m’aura donné tant de mal. J’ai vraiment traîné, me demandant même si je n’allais pas refermer ce bouquin et en prendre un autre.
D’autant plus que c’est imprimé assez petit, ce qui me forçait et fatiguait les yeux. Rien pour aider.

Mais bon, aller, la dernière partie vaut le coup et comme il n’y a pas grand-chose sur la première moitié de l’histoire, on peut peut-être la zapper pour entrer directement dans le vif du sujet.

dimanche 10 juillet 2016

Le Donjon de Naheulbeuk - La couette de l'oubli (John Lang)

Le Donjon de Naheulbeuk - La couette de l'oubli (John Lang)

Les branques sont de retour !

Ils doivent remettre de l’ordre dans l’incroyable bordel qu’ils avaient foutu dans le précédent tome et ce n’est pas une mince affaire.

Sans qu’ils le sachent ou s’en aperçoivent vraiment, toute la Terre de Fangh veut leur peau pour avoir autorisé l’accomplissement d’une prophétie apocalyptique.

Beaucoup moins rythmée et fournie que le premier tome, cette aventure n’en reste pas moins plaisante, avec son lot d’humour et de références, tous univers confondus. Une fois encore, pas forcément nécessaire d’être un rôliste confirmé pour appréhender ce monde tordu où nos héros sont aussi débiles que chanceux car ici, ce sont les méchants qui se prennent eux-mêmes les pieds dans le tapis, créant ainsi des situations et quiproquos rocambolesques et hilarants.

Le Donjon de Naheulbeuk - A l'aventure, compagnons (John Lang)

Le Donjon de Naheulbeuk - A l'aventure, compagnons (John Lang)
 
« – Je suis nyctalope !
– Je savais que tu étais une salope ! »
Une bande de bras cassés qui ne se supportent pas entre eux sont chargés de récupérer une statuette dans le Donjon de Naheulbeuk. Débutants en aventure, ils ne vont jamais réagir comme il le faudrait.

J’imagine que pour pleinement apprécier ce bouquin, il faut être un fervent consommateur de jeux de rôle, ce que je ne suis pas. Cependant, ce livre est assez bien construit pour ne pas être largué avec des termes ou des principes propres aux JDR qui nous sont ici expliqué et la plupart du temps avec une raison d’être faisant écho à notre propre société basées sur le profit et la taxe. Il suffit en fait d’en avoir entendu parler (des JDR !) pour plonger dans cette aventure délirante.

Certes, j’ai eu un peu de mal à entrer dans la partie sur les 80 premières pages (à croire qu’il y a « une malédiction sur des 80 premières pages ») mais une fois lancé, ça se dévore tranquillement au fil des rebondissements incessants, des surprises, de l’humour et de la cocasserie des différents personnages. Au final, on aime cette bande de foutraques incompétents et ignorants tout de la véritable aventure et des règles même du jeu de rôle.

En fait, ce livre est comme un guide, un tutoriel, l’antithèse du JDR, l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire dans ce genre de jeu et c'est très bien écrit, simple, et original à certains moments où même le lecteur est surpris par la façon de faire les choses. Du coup, on en apprend tout autant sur cet univers si particulier.
Bon, pour ceux qui auraient découvert ce donjon par les émissions radios, il risque de ne pas il y avoir beaucoup de surprises, à part des personnages et des situations plus étoffés. D’où mon plaisir coupable d’avoir découvert cette œuvre (dont j’avais tant entendu parlée) par le biais de ce roman.

Vivement la suite ! Oups ! j’ai spoilé, là !