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jeudi 6 octobre 2016

The Crow, partie VI – Les larmes de Jésus

The Crow, partie VI – Les larmes de Jésus


Chapitre final. Cette fois pas de souvenir, pas de dessins aux traits doux et romantique. Du moins, pas avant les toutes dernières pages où Eric peut enfin se reposer et retrouver sa dulcinée.

Mais pour l’heure, il s’agit d’un second massacre en règle, d’une violence inouïe où le fantôme en vient à écraser la tête des bad guy contre un mur.

Tout est expédié dans ce chapitre comme se doit de l’être cette vengeance où l’on sent la rage monter progressivement. Cette fois, on sait que c’est la fin et que plus rien ne pourra arrêter le bras vengeur.

À la différence du film, ici, Eric n’a aucun point faible ou du moins ceux qu’il traque n’ont pas le temps d’en apprendre plus sur lui. À la vue de la mort qui marche, ils prennent peur et voient leur côté caïd s’envoler pour accepter cette mort ou alors accueillir la folie, redevenant au passage ce qu’ils ont été et qu’ils ont caché derrière un flingue : des rats.

The Crow, partie V – Fracture du crâne

The Crow, partie V – Fracture du crâne


On en finit avec ce moment tragique, cette pseudo accalmie pleine de poésie et d’amour. On retrouve une partie de ces dessins si doux pour mettre en valeur ce qu’il y avait de mieux chez Eric et Shelly.

Puis c’est le retour à la réalité, toujours aussi noire et froide.

La visite à Sherri, cette petite fille rencontrée comme ça dans la rue et surtout l’immédiate affection qui en a découlé est censé représenter un faible espoir dans le coeur d’Eric. Mais cela tombe à plat malgré les bonnes intentions de l’auteur, à savoir mettre un peu de douceur dans ce monde de brut. Comme le personnage n’a pas vraiment de raison d’être et pas d’histoire commune avec ce fantôme, ça ne fonctionne tout simplement pas.

The Crow, partie IV – La galerie des monstres

The Crow, partie IV – La galerie des monstres


Pour cet opus, pas de tergiversations, pas de temps mort, pas de chichi.

Le tome s’ouvre sur un massacre en bonne et due forme et on sent que l’auteur fait exploser là toute sa rage.

Ensuite, on retombe dans le souvenir qui débute par cette dominante blanche avant que la noirceur envahisse progressivement les pages. Car cette fois, on vit le drame, on voit ce qui ramène Eric à la vie grâce à la présence du corbeau.

Ce qui n’était donc que des bribes ici ou là est désormais bien identifié. On connait le point de départ, reste à savoir comment tout ceci va se terminer.

The Crow, partie III – Elégie

The Crow, partie III – Elégie


Le tome 3 s’ouvre sur une blagounette un peu ridicule avant de passer par un moment qui se veut altruiste, sincère et plein d’amour mais qui en fait reste incohérent alors qu’il prend toute sa place dans le film.

Mis à part ces petits écarts, Eric continue à sinuer la ville afin de trouver Fun Boy.

L’action est moins présente, la vengeance aussi. L’auteur laisse place à plus de souvenirs et donc plus de souffrance endormie.

Un des passages est d’ailleurs plus peint que dessiné, rendant le dessin plus doux, plus poétique, plus romantique.

The Crow, partie II – Mise à mort

The Crow, partie II – Mise à mort


Eric poursuit sa vengeance. L’histoire s’étoffe, les questions viennent toujours en nombre mais quelques réponses aussi. On s’enfouit un peu plus dans la souffrance d’Eric, à travers ses souvenirs, seuls passages du comic où le blanc domine et où nous sont comptés des moments intimes, parfois anodins, mais qui représentent tout un univers. Seuls moments où la vie et l’espoir subsistent faisant écho à une tragédie dont on ignore encore beaucoup de choses.

Pour le reste, tout n’est que noirceur, décrépitude, violence et désespoir.

On ne connait pas encore tout de l’histoire d’Eric et Shelly. Les infos ne sont divulguées que par à-coups. Chaque coupable vient apporter une pierre à l’édifice avant qu’Eric n’en termine avec lui.

Même fantôme dans la nuit, on ressent sa mélancolie, sa souffrance, sa damnation.

The Crow, partie I – Inertie

The Crow, partie I – Inertie


En ville, la nuit, un homme erre, à la recherche de Top Dollar, Tom-Tom, Fun Boy et Tin-tin.
Immortel, les couteaux et les balles n’ont aucun effet sur lui et sa vengeance est terrible, sombre et violente…

Dans cette première partie, on plonge dans les ténèbres. On ne sait pas ce qui se passe ni pourquoi. C’est juste un homme qui semble doté de pouvoirs surnaturels le protégeant des blessures, de la mort.

Le comic est très sombre. Mis à part sa couverture, tout est en noire et blanc avec très peu de nuances grises et beaucoup de détails. Tout est parfaitement tranché mais pas pour autant parfaitement définit avec cette rage dans le coup de crayon et cette surabondance de détails et de noirceur. James O’Barr va jouer de ce clair-obscur pour nous plonger soit dans le souvenir, dans le rêve ou cette réalité peu reluisante.

Le propos est violent. Parce que l’histoire l’est. Le constat est macabre, sordide, sans espoir.
Les informations sont données au compte-goutte, par bribe qui ne semblent pas avoir beaucoup de liens entre elles. Une sorte de canevas d’énigmes raccrochées entre elles par de la poésie ténébreuse.

C’est le moins que l’on puisse dire… The Crow, c’est d’abord une énigme.

Cette œuvre est née d’un drame vécu par l’auteur lui-même qui perdit sa fiancée lors d’une agression. The Crow est donc une sorte d’auto-thérapie, un appel au secours, un hurlement de souffrance.