Season One.
Une saga de Marvel qui s'emploie à
nous faire revivre la naissance des supers héros. Au programme :
Spiderman, Les 4 Fantastiques, Daredevil, Hulk, X-men , AntMan, Dr
Strange, Wolverine, Thor, Iron Man et les Avengers...
Aujourd'hui, j'attaque par Spiderman.
Pas par préférence, tout simplement parce que c'est le premier tome
de cette saga.
Sur 106 pages (les 10 dernières sont
réservées à une sorte de générique et à la pub pour les autres
albums), on nous propose de revivre l'arrivée du tisseur avec un
scénario plus ou moins bien ficelé.
En fait, si on retrouve la trame
principale de l'histoire dans le premier film réalisé par Sam
Raimi, le comics est tout de même beaucoup moins approfondi,
notamment en ce qui concerne le super vilain, qui ici se trouve être
le Vautour. Présence carrément anecdotique, on se perd un
long moment dans la découverte du pouvoir ou plutôt dans cet
instant de flottement où Parker ne sait pas encore très bien
ce qu'il va faire de sa nouvelle vie.
Concentré sur son métier d'animateur
de supermarché, la mort de l'oncle Ben (élément déclencheur par
excellence) est lui aussi quasiment relégué au second plan pour
laisser la part belle à Jameson et ses premières pages
visant à enfoncer le super-héro qui, jusqu'ici, n'a absolument rien
fait. Cela ne l'empêche pas cependant de déchaîner les foules. La
véritable vie du super-héros commence ici, avec enfin la rencontre
avec le Vautour dont on n'apprendra absolument rien à part
qu'il pille les banques. Cette rencontre est surtout axée sur un
combat rappelant celui avec Octopus dans le deuxième volet de
la saga cinématographique orchestrée par Sam Raimi.
Si le côté torturé de Parker
est bien présent avec les premières questions sur le devenir de ses
nouveaux pouvoirs, la renonciation, le bannissement et enfin
l'acceptation, au final, il n'y a en fait pas grand-chose qui ressort
de ce comics. Même le passage à l'âge adulte et tous les traumas
qu'il procure ne sont que superficiellement abordés. D'accord il ne
s'agit là qu'un premier épisode, un one shot qui se focalise sur la
naissance d'un héros mais quand même, j'attendais quelque chose de
plus fouillé, plus consistant. On dirait juste un empilage de
séquences sans grand intérêt qui permettent à peine de raconter
une histoire qui n'en est pas vraiment une.
Même la morsure dont est victime
Parker et la métamorphose qui s'ensuit sont traitées en
trois vignettes.
Le dessins reste plutôt agréable. On
n'est pas dans un ultimate mais l'action et les couleurs sont
assez séduisants. C'est comme une transition entre le comics des
années 70 et le comics moderne, très fouillé et d'une beauté à
couper le souffle.
Sans être non plus transcendant, sans
m'avoir captivé plus que ça, ce comics est plutôt sympathique.
J'attendais juste quelque chose de plus abouti, de mieux construit
sans ces longueurs qui ne servent à rien et qui présentent un
Spiderman plus bouffon qu'autre chose.
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