samedi 29 avril 2017

Spiderman - Season One (Neil Edwards / Cullen Bunn)

Spiderman - Season One ( Neil Edwards / Cullen Bunn)

Season One.
Une saga de Marvel qui s'emploie à nous faire revivre la naissance des supers héros. Au programme : Spiderman, Les 4 Fantastiques, Daredevil, Hulk, X-men , AntMan, Dr Strange, Wolverine, Thor, Iron Man et les Avengers...

Aujourd'hui, j'attaque par Spiderman. Pas par préférence, tout simplement parce que c'est le premier tome de cette saga.

Sur 106 pages (les 10 dernières sont réservées à une sorte de générique et à la pub pour les autres albums), on nous propose de revivre l'arrivée du tisseur avec un scénario plus ou moins bien ficelé.
En fait, si on retrouve la trame principale de l'histoire dans le premier film réalisé par Sam Raimi, le comics est tout de même beaucoup moins approfondi, notamment en ce qui concerne le super vilain, qui ici se trouve être le Vautour. Présence carrément anecdotique, on se perd un long moment dans la découverte du pouvoir ou plutôt dans cet instant de flottement où Parker ne sait pas encore très bien ce qu'il va faire de sa nouvelle vie.

Concentré sur son métier d'animateur de supermarché, la mort de l'oncle Ben (élément déclencheur par excellence) est lui aussi quasiment relégué au second plan pour laisser la part belle à Jameson et ses premières pages visant à enfoncer le super-héro qui, jusqu'ici, n'a absolument rien fait. Cela ne l'empêche pas cependant de déchaîner les foules. La véritable vie du super-héros commence ici, avec enfin la rencontre avec le Vautour dont on n'apprendra absolument rien à part qu'il pille les banques. Cette rencontre est surtout axée sur un combat rappelant celui avec Octopus dans le deuxième volet de la saga cinématographique orchestrée par Sam Raimi.

Si le côté torturé de Parker est bien présent avec les premières questions sur le devenir de ses nouveaux pouvoirs, la renonciation, le bannissement et enfin l'acceptation, au final, il n'y a en fait pas grand-chose qui ressort de ce comics. Même le passage à l'âge adulte et tous les traumas qu'il procure ne sont que superficiellement abordés. D'accord il ne s'agit là qu'un premier épisode, un one shot qui se focalise sur la naissance d'un héros mais quand même, j'attendais quelque chose de plus fouillé, plus consistant. On dirait juste un empilage de séquences sans grand intérêt qui permettent à peine de raconter une histoire qui n'en est pas vraiment une.

Même la morsure dont est victime Parker et la métamorphose qui s'ensuit sont traitées en trois vignettes.

Le dessins reste plutôt agréable. On n'est pas dans un ultimate mais l'action et les couleurs sont assez séduisants. C'est comme une transition entre le comics des années 70 et le comics moderne, très fouillé et d'une beauté à couper le souffle.
Sans être non plus transcendant, sans m'avoir captivé plus que ça, ce comics est plutôt sympathique. J'attendais juste quelque chose de plus abouti, de mieux construit sans ces longueurs qui ne servent à rien et qui présentent un Spiderman plus bouffon qu'autre chose.