lundi 16 janvier 2017

La Huitième Couleur (Terry Pratchett)

La Huitième Couleur (Terry Pratchett)


Le Disque-Monde repose sur quatre éléphants en équilibre sur une tortue géante, A’Tuin. Un univers fait de magie, de barbares, de voleurs, de divinités et de tout un tas d’autres univers hétéroclites. Au milieu de ce joli foutoir, il y a Rincevent, mage raté renvoyé de son Université pour avoir ouvert le grimoire qu’il ne fallait pas à la suite d’un pari. Il rencontre DeuxFleurs, un touriste accompagné d’une étrange malle qui se déplace toute seule et seule gardienne de ses effets. La mission de Rincevent est simple : permettre à DeuxFleurs de visiter le Disque-Monde. Mais dans ce monde étrange, il n’y a pas pire calamité qu’un touriste…

On cerne immédiatement le genre : de la Fantasy complètement délirante. Si la lecture semble parfois un peu confuse et brouillonne, il y a un principe récurent dans ce premier tome des Annales du Disque-Monde : celui de partir dans tous les sens, faisant rebondir l’action mais sortant complètement le lecteur de sa lecture pour l’envoyer se balader dans des concepts physiques, astronomiques et métaphysiques tout aussi délirants.

Le premier de ces concepts est la Mort qui en bave à traquer le mage déchu, lui proposant maints plans pour en terminer ou attendant simplement qu’il se fasse dévorer par les loups.
L’ambiance est bon enfant, délirante, délurée, et peut partir dans tous les sens, quitter le Disque-Monde pour entrer dans notre univers le temps d’un paragraphe, repartir de plus belle… un voyage initiatique où notre mage peureux et paresseux ne comptera que sur sa chance absolument incroyable pour s’en sortir.

À travers 4 parties, Rincevent nous entraîne dans cet univers, nous faisant découvrir une pléthore de créatures et de personnages tous aussi loufoques les uns que les autres.

Qu’on se le dise, La Huitième Couleur est une franche rigolade pas toujours très claire, mais qui permet avant tout de décompresser et surtout de rire.