dimanche 10 juillet 2016

Dôme (Stephen King)

Dôme (Stephen King)

En poche, c’est près de 1600 pages de folie pure. Mais là où ça diffère des autres King, c’est que l’élément fantastique n’est qu’un déclencheur et ne vient jamais interférer sur ce qui est le plus important dans cette œuvre : les personnages.

Car toute l’horreur qui découle de la présence de ce dôme, n’est du fait que de la folie grandissante de ceux qui y sont enfermés. Combat perpétuel entre le totalitarisme et la démocratie (voire l’instinct de survie et de liberté), King ne ménage personne. Il n’a pas froid aux yeux en se débarrassant de ces personnages parfois, (souvent même) de manière aussi brutale qu’inattendue, sans concession, sans préférence. De subtils jeux du chat et de la souris qui se terminent la plupart du temps en cataclysme toujours plus énorme que le précédent.

Ça ne se lit pas, ça se dévore ; alimenté par d’innombrables cliffhanger et d’injustice. Ça va vite, très vite, nous laissant toujours en haleine. Il y a bien quelques longueurs où King semble perdre de son énergie et notamment sur le final mais quel bonheur de retrouver cette puissance narrative !
                                                       
Je confirme donc que la série actuellement adaptée est un énorme bras d’honneur à ce chef d’œuvre de littérature. Et c’est d’autant plus navrant que de constater que King lui-même et Spielberg ont participé à cette trahison sans nom.