mardi 12 juillet 2016

Souvenris à vendre (Philip K. Dick)

Souvenris à vendre (Philip K. Dick)


La nouvelle qui aura inspiré les films Total Recall de Paul Verhoeven en 1990 et Total Recall, mémoires programmées de Len Wiseman en 2012.

Le héro ici ne s’appelle pas Quaid mais Quail. Et Doug Quail rêve d’aller sur Mars. Un jour, il place ses économies sur un programme de MemoiRE S.A. qui lui promet 15 jours de souvenirs d’un voyage sur Mars en tant qu’agent secret. Mais à peine l’anesthésiant injecté que Quail se rappelle de tout ou presque...

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette nouvelle est aussi déstabilisante que le film de Verhoeven. Réalité et fantasmes s’entrechoquent au point que l’on parvient à douter de ce que l’on lit, se demandant si ce Douglas Quaid n’est pas un mythomane schizophrène.

Tout est fait pour que l’on doute, revendiquant une vérité sur une page et l’enterrant dans la page suivante. Sur cette nouvelle relativement courte, Dick parvient à planter son décor et en quelques lignes, formater la vie de Quail la rendant énigmatique et dissolue. Même sa femme ne parait pas authentique, ce qui s’ajoute à l’affabulation.