mardi 19 juillet 2016

La Foi de nos Pères (Philip K. Dick)

La Foi de nos Pères (Philip K. Dick)


Tchien travaille au ministère et doit repérer les réfractaires au parti en lisant des copies d’examen. Il reçoit alors la visite d’un membre de l’anti-parti qui lui explique l’importance de son travail, le mettant dans une situation inconfortable puisqu’il devra se vendre pour obtenir la réponse ultime : qui est véritablement le leader de cette société ?

Une nouvelle un peu plus longue que les autres, avec quelques bonnes idées et bonnes réflexions mais qui ne m’aura pas passionné outre mesure. Je ne ressentais d'ailleurs pas l'envie irrésistible de replonger dedans après une pause ou de la lire d'une traite.

Relativement figée, la nouvelle se compose de trois grandes parties. La première où l’on nous décrit cette société engoncée dans le communisme qui prend des airs de secte. La seconde où le personnage principal verra son univers basculer, ses idéaux mis à rude épreuve et les doutes s’installer. La dernière où le doute n’est plus permis alors que Tchien découvre la vérité sur la vie qu’on lui permet de vivre.

Si Philip K. Dick ose mélanger le sexe, les drogues et le communisme, voire toute forme de doctrine sociale, il faut attendre la conclusion pour s’apercevoir que tout n’est en fait qu’un pétard mouillé. Mais il joue habilement car son final est des plus angoissants. L’ennemi juré a compris comment il fallait procéder pour asservir l’être humain, le laissant dans une position inconfortable dans la mesure où quoi qu’il fasse, il est perdu, ne pouvant jamais assouvir ses rêves.

Malsaine et à la conclusion violente, cette nouvelle n’est pourtant pas à la hauteur de ce que Dick pouvait nous offrir dans le genre.